Partitionnement lors de la réinstallation

Réinstaller son serveur se fait via le Manager v3 : il s'agit d'une procédure gratuite et qui peut être répétée autant de fois que l'on souhaite. Pourquoi réinstaller son RPS ? Pour changer ou tester une autre distribution, ou parce que la machine a été hackée en admin ou encore que l'on souhaite "faire le ménage".

 

Attention : Une réinstallation efface toutes les données présentes sur le disque dur (formatage) : il est donc primordial d'effectuer des backups de ses données et de ses fichiers de configuration. Aucune récupération n'est possible, OVH ne dispose d'aucune copie de vos disque ! Une réinstallation ne se fait donc pas à la légère. Pour la procédure générale de réinstallation, voir ici. Ce tuto considère que vous savez quelle distribution vous souhaitez installer et que vous en êtes à l'écran du choix des partitions.

 

Pour un RPS, une seule partition "/" est fortement recommandée si usage classique (toutes les données sur 1 RPS).

 

Décider du partitionnement.

La procédure de réinstallation offre trois possibilités : un partitionnement identique à l'actuel, un partitionnement par défaut (recommandé) et un partitionnement personnalisé. Cet article partie détaille les manips pour un partitionnement perso. Si vous êtes pressé, choisissez un partitionnement par défaut et ne perdez pas votre temps à lire cet article.

Le partitionnement est la manipulation qui consiste à définir les partitons qui seront sur le disque dur une fois la machine réinstallée. Une partition est un sous-espace fermé du disque dur auquel on attribue un système de fichiers. En général, le système de fichiers sera ext3 pour Linux. Créer des partitions revient donc à découper le disque dur en certaines parties : sous Windows, il n'y a qu'une seule partition, c'est la partiton "C". Sous Linux, on a l'habitude de partitionner en fonction des dossiers du système. Pour faire bref, tout est fichier sous Linux. Ces fichiers sont classés selon leur nature et fonction dans une arborescence située à ce qu'on appelle la racine : /. Comme le montre le montre le schéma ci-dessous, il existe une racine "/" qui se décomposes en dossiers contenant eux-mêmes des sous-dossiers et fichiers... ainsi que d'une partition de swap. On accède donc à son site web via /home/siteweb/www/ (par exemple). Quant à la swap, il s'agit d'un espace de mémoire de secours que Linux peut utiliser s'il manque de mémoire RAM. On dit que Linuw "swappe" quand il utilise cet espace.

 

 

Résumons : Linux utilise uniquement des fichiers organisés dans une arborescence de dossiers et sous-dossiers. Puisque Linux n'est que le noyau d'un système et que l'OS en tant que tel est la distribution (Debian, Gentoo, Release, etc...), cette organisation diffère selon les cas. Mais on retrouve en général les mêmes dossiers à la racine. Avant, les dossiers avaient une nature précise mais aujourd'hui, on les utilise un peu n'importe comment. En bref, on retrouvera dans /etc les fichiers de configuration des programmes, dans /home les fichiers des sites web (.php, .html, .htaccess, ...), dans /var les fichiers logs du système. On voit aussi /tmp et /proc sur le schéma : /tmp est un doser destiné aux fichiers temporaires. Quand un programme a besoin de créer des fichiers pour son exécution et qu'il les supprime une fois terminé, c'est dans /tmp qu'il va les placer. /proc contient les fichiers de configuration du noyau (proc comme processeur). C'est un cas un peu particulier car on ne manipule pas les fichiers de la même manière que dans les autres.

 

NB : sur les RPS, aucune swap n'est nécessaire car le disque dur est en réseau. Créer une partition de swap sur un RPS est une perte d'espace disque !

 

L'idée du partitionnement est simple : allouer un sous-espace du disque dur à un certain dossier au lieu de tout mettre dans une seule partition. Ainsi, partitionner c'est découper le disque dur en plusieurs parts tel un gateau et distribuer ces parts aux différents dossier.

 

Exemples de partitionnement pour un disque dur de 10Go :

- une partition de 10Go montée sur / : en gros, on met tout dans une seule partition occupant la totalité du disque dur.

- une partition de 8Go montée sur /home, et une seconde partition de 2Go montée sur / : on octroye à /home une partition dédiée de 8Go, et tout le reste ( / ) on le met sur une partition de 2Go.

 

En quoi est-ce utile ?

En effet, on pourrait tout mettre sur une seule partition au lieu de se prendre la tête. Mais 10Go c'est peu, et au niveau du répertoire des logs (/var), ça serait embêtant si le serveur se mettait à déconner, logguer un max et finir par occuper tout l'espace disponible. Monter /var sur une partition dédiée de quelques gigas a l'avantage de l'empêcher de saturer tout le disque dur ! De plus, c'est plus propre de partitionner.

 

Comment partitionner ?

Il y a deux façons de faire : la façon simple, et la façon compliquée. La façon simple : mettre tout l'espace sur /. Cela suffit largement dans le cas d'un seul RPS. La façon compliquée : créer une partition par dossier (ou au moins les dossiers tels que /etc, /home, /var). La façon simple présente un énorme avantage, c'est que la situation de partition remplie sans que tout l'espace disque le soit n'arrivera jamais. Si un jour on veut déménager un fichier de /home vers /var, cela ne posera pas de problème. S'il y a eu partitionnement, alors il se peut que ça bug si le fichier dépasse la taille restante sur la partition /var.

 

Figure : un partitionement unique est souvent plus pratique.

En pratique : configurer le partitionnement.

Pour un partitionnement personnalisé, cocher "Partitionnement personnalisé" et cliquer sur Valider. Les partitions se rajoutent au fur et à mesure et l'écran vous montre graphiquement combien d'espace il vous reste.

° Numéro de la partition : il faut un ordre logique dans les partitions. La première partition doit toujours être / (ce qui est logique, avant de faire une partition d'un dossier de /).

° Type de partition : choisir ext3 (cfr. description sur le coté dans le manager)

° Point de montage : le dossier que l'on souhaite fixer à notre partition

° Taille : la taille, en méga octets, de la partition

 

Voici un exemple de partitionnement simple :

Et un autre de partitionnement avancé :

 

Gardez en mémoire que le fait de mettre 3000Mo sur la racine ( / ) restreindre tout le reste de votre système (c'est à dire tout sauf /home, /tmp et /var). Vous pourrez mettre maximum 5000Mo dans /home, 500Mo dans /tmp, 1500 dans /var et 3000Mo dans tout ce qui reste. Il faut donc savoir ce que l'on fait.

Partition optionnelle : /boot

Il est possible de créer une partition dédiée aux fichiers dont a besoin Linux pour booter (démarrer). Ne pas lui donner une trop grande taille si vous voulez la rajouter.

 

Remarque sur les partitions primaires et logiques


La limitation des disques ne permettent d'utiliser que quatre partitions primaires ou trois partitions primaires et autant de partitions logiques que vous le souhaitez. Pour pouvoir utiliser la totalité de l'espace disque disponible, vous avez le choix :

- de créer 4 partitions primaires
- de créer 3 partitions primaires + autant de partitions logiques que vous le souhaitez (dans la limite de l'espace disque)